Dits de Tete
Pedro "Tete" Rusconi
http://www.teteysilvia.com.ar/spanish/sp_hablan.htm
Je dis la vérité. Ne travestissons pas le tango car sinon nous l'envoyons
à sa ruine. Sans vouloir offenser qui que ce soit, j'aime le tango.
Je ne critique personne mais ne déguisez pas le tango.
Le tango se danse de mille façons, mais avant tout, on prend appui dans
le sol, parce que dans le sol se trouve l'énergie et que c'est sur lui que
l'on danse la musique. Ne perdons pas le plaisir et l'amour pour la danse
s'encrant au sol.
Les jeunes d'aujourd'hui dansent dans les airs : vous pouvez faire des
choses très jolies, mais faîtes-les au sol, tout comme les grands maîtres.
Le compas et la mélodie du tango sont très particuliers, c'est une
souffrance de les perdre.
Que ce soit sur ou au pied de la scène, toujours le danseur doit vivre
la musique. S'il vous plaît réveillez-vous et comprenez ce qu'ils font
avec la musique ou il viendra un temps où les Européens vont nous vendre
le tango. Je parle du cœur, je suis un mec qui danse.
J'ai donné des ateliers pour les enseignants à l'étranger, je pensais
qu'ils n'allaient jamais surpasser nos danseurs... Là-bas, il y a des gens
qui peuvent danser furieusement bien. Restons sur notre axe et n'allons
pas en regardant le sol. Ne dansons pas pour le public, seulement pour
nous. Quand on danse sur scène, il faut danser d'abord pour soi pour que
ce soit plus lumineux. Ce n'est pas car je m'exhibe que je dois oublier
qui je suis ou la musique.
Le tango est une affaire à deux. Sans la femme, il n'y a pas de
cavalier qui puisse danser. La femme, de son côté, peut mettre en valeur
son partenaire quand elle le comprend vraiment.
Même si l'enseignement du tango devient un travail, on ne peut pas
enseigner un pas sans musique, On n'apprend pas un pas pour un pas.
Sans musique, il y a ni danseur, ni tango, ni enseignant ,ni élève.
Le véritable maestro ne peut transmettre que ce que la musique lui a
enseigné.
Traduction Bernard-Yves Cochain |
Habla Tete
Pedro "Tete" Rusconi
http://www.teteysilvia.com.ar/spanish/sp_hablan.htm
Yo digo la verdad. No disfracemos el tango porque lo vamos a arruinar. Sin
querer ofender a nadie, yo amo el tango. No castigo a nadie pero no
disfracemos el tango.
El tango tiene mil formas de bailarse pero primero pisemos el suelo porque
en el piso está la energía y es donde bailamos la música. No perdamos el
placer y el amor por bailar pisando el suelo.
Los chicos de hoy andan por el aire: todos ustedes son capaces de hacer
cosas muy lindas, háganlas en el piso, como los grandes Maestros lo
hicieron. Los compaces y la melodía del tango son muy especiales, es una
lástima perderlos.
Sea arriba o abajo del escenario siempre que el bailarín baile debe vivir
esa música. Por favor despiértense y comprendan qué hacen con la música
porque si no va a llegar un momento en que los europeos nos van a vender
el tango a nosotros. Yo hablo de corazón, soy un tipo más que baila.
Yo he dado talleres para maestros en el extranjero, pensé que no iban a
superar a nuestros bailarines…Acá hay gente que puede bailar ferozmente.
Parémonos en nuestro eje y no vayamos mirando el piso. No bailemos para el
público sino para nosotros. Cuando se baila en el escenario hay que bailar
primero para uno porque también luce mucho más. No por mostrarme me olvido
de quién soy ni de la música.
El tango es de a dos. Sin la mujer no hay bailarín que pueda bailar. La
mujer también luce al bailarín cuando lo comprende.
Aunque la enseñanza del tango sea un trabajo, no se enseña el paso sin la
música; no se enseña el paso por el paso.
Sin la música no hay bailarín, ni tango, ni maestro, ni alumno.
Maestro es el que tiene una enseñanza para dar, es la que le dejó la
música.
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